La
mélancolie a-t-elle un air ? Assurément non. Néanmoins, elle
est une musique avec ses hauts et ses bas, ses silences et ses
soupirs. Tantôt amie, elle inspire, réconforte ou soulage. Tantôt
ennemie, elle désespère et bloque net le flux et reflux des idées.
Telle une orchestration, l'artiste compose avec différents
événements qui font partie intégrante du cheminement de la vie.
D'un drame familial au chagrin d'amour, en passant par le deuil ou la
nostalgie de temps révolus, elle s'impose, parfois brutale, parfois
subtile et imperceptible. Sournoise, elle monte crescendo jusqu'à la
détresse la plus absolue. Mais aussi, elle peut être un état d'âme
vibrant à la mélodie d'un moment heureux, d'une rencontre, de la
complicité de regards croisés. D'une intuition à l'espoir tenace,
de la joie de vivre à la confiance en l'avenir.
La
mélancolie est tout cela à la fois. Une véritable muse malicieuse
ou docile, elle se joue ou se lie à la force créatrice de
l'artiste. Tout individu en a sa propre expérience et l’appréhende selon sa perception, son vécu... comme le chante Léo Ferré.
Léo Ferré!!! Vous me prenez par les sentiments, là! Il trône dans mon panthéon personnel.
RépondreSupprimerA part ça, 2 remarques :
1- "La mélancolie a-t-elle un air ?" n'est pas une phrase claire. Voulez-vous dire "une mélodie" ou "un son", "un hymne" ... repensez à ce que vous essayez de dire et reformulez.
2- (je vais être exigeante) Quel rapport avec votre axe ? Ce texte, par ailleurs très bien pensé, aurait été parfait pour l'étape 1. Pour l'étape 2, on attend de vous une recherche par rapport à votre axe. Je ne le vois pas ici.
Dans l'angle choisi (mélancolie et couleur musicale), vous ne pouvez pas échapper, me semble-t-il, à un portrait du chanteur. Ferré (l'exemple est excellent!) n'était pas exactement un joyeux drille : homme à vif, toujours entre colère et larmes, passablement inquiétant dans ses rapports avec son chimpanzé Pépé. "Pépé" est une chanson déchirante ("On couche toujours avec des morts") où (là, oui!) la douleur de l'artiste est la source de son inspiration. "Avec le temps" (tjs Ferré) est peut-être même un meilleur exemple. Ne nous parlez plus de la mélancolie en général. Démontrez-nous à travers des exemples précis, le lien unique qu'il y a pour de nombreux artistes entre leur mal de vivre et la tristesse poignante qui émane de leurs créations.
En littérature, vous ne pouvez pas échapper à Verlaine. Je crois me souvenir que la préface aux Poèmes saturniens est une parfaire illustration de votre axe.
Je vous sens proche du but. Encore un petit effort, Kenzah!
Si on cherche des artistes pour qui la souffrance était un moteur, ce n'est pas ce qui va nous manquer : VanGogh, Camille Claudel, Frida Kahlo, Pollock, Basquiat, Émile Nelligan (un petit québécois) et tant d'autres, dans tous les domaines…
RépondreSupprimerDiane, Lautrec figurerait-il dans ta liste ? Et dans un genre visuel très différent, le peintre surréaliste Tanguy ?
SupprimerKenzah,
J'ai relu votre billet puis mon commentaire. N'EFFACEZ RIEN de ce que vous avez écrit hier (ça a de la valeur) et approfondissez, peut-être avec Léo Ferré pour faire continuum, en mettant en parallèle son vécu et une de ses chansons." La Vie d'artiste" ne vous demandera pas une enquête approfondie sur sa biographie : elle raconte les années de vache maigre d'un artiste qui attend le succès ("Cette fameuse fin du mi mois / Qui depuis qu'on est toi et moi / Nous revient 7 fois par semaine") je pense que ce serait un bon départ pour l'exploration de votre axe.
Ce paragraphe n'est qu'une introduction à mon nouvel axe. Je n'aurai pas osé commencer par Ferré sans en faire un portrait complet, dans le cadre de mon approche bien sûr. C'est pour cela que j'ai choisi de séquencer cela en plusieurs épisodes. Comment citer l'arrivée de Pépé dans sa vie sans parler de l'impact que ça aura eu sur sa famille? Le fait qu'il la considérait littéralement comme sa fille? Bien avant qu'il ne devienne un monument, sa détresse passée ne peut être résumée en une seule fois.
RépondreSupprimerEn ce qui concerne les peintres, je pense à Picasso dans sa période bleue pour mon prochain post... Ceux que vous avez cités, ça va sans dire, auront impérativement une analyse adéquate. Bien sûr, je ne manquerai pas de revenir sur Munch. Camille Claudel aura elle aussi un paragraphe détaillé, je viens de voir d'ailleurs le film à son propos.
OK ! on peut dire que c'est la période bleue plus que Picasso lui-même. Je ne sais pas si je mettrais Lautrec sur ma liste. Il me semble souffrir physiquement beaucoup plus que moralement, souffrance qu'il essaie d'apaiser par le plaisir. Il était très cabotin et bon vivant (…).
SupprimerATTENTION! Vous allez vous égarer. Vous avez un axe et Picasso n'a pas sa place dans la mélancolie facteur de créativité. Picasso, c'est l'énergie dévorante, un ogre, un solaire dont la part obscure est tout sauf mélancolique.
RépondreSupprimerS'il vous plaît, fini les circonvolutions. Allez droit au but : des exemples précis d'oeuvres pour lesquelles l'artiste a puisé dans sa tourmente mélancolique.
Je ne compte pas dresser le portrait de Picasso, seulement le moment de deuil qu'il a vécu après le suicide de son ami... Dois-je impérativement ne citer la mélancolie qu'en un état constant? Pourquoi pas à un moment-clé de la vie de l'artiste? Je ne vois pas en quoi je serai hors-sujet. Si ce sentiment pousse à la créativité, il est possible, inversement, que la joie de vivre le fasse tout aussi et ce chez une seule et même personne sans forcément tendre à la bipolarité.
SupprimerOn en a parlé tout à l'heure. Il ne s'agit pas de vous interdire. Un épisode douloureux dans la vie d'un artiste et l'oeuvre engendrée à l'occasion est une chose. La mélancolie a été définie par vous-mêmes, en début du blog, comme un état accompagnant un être, une nature en somme... Ensuite, fin du débat : si vous tenez à la période bleue de Picasso, on ne vous exécutera pas pour si peu. Mais ne quittez pas votre axe. Or faire bien mais un peu à côté est chez vous une tendance récurrente. Ecco !
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